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Thème » Définitions, Infos médicales...


Intérêt du dosage des peptides urinaires dans les réactions immuno- pathologiques aux protéines de céréales

Francis Rocchiccioli, docteur ès-sciences, MCU-PH en Biochimie
Faculté de Médecine Cochin Port-Royal, Université René Descartes, Paris 5

Le vrai chercheur doit savoir faire attention aux signes qui révèleront l’existence d’un phénomène auquel il ne s’attend pas.
La pathologie la plus étudiée et induite par les protéines de céréales est la maladie cœliaque caractérisée par un défaut de dégradation des protéines du blé, le passage dans la circulation générale de fragments de gliadine qui viennent se lier à la transglutaminase tissulaire et entraîner une réaction lymphocytaire avec prolifération des anticorps sanguins anti-transglutaminase et anti-endomysium d’isotype IgA. Cette pathologie s’accompagne histologiquement d’une atrésie des villosités intestinales et est souvent associée à d’autres pathologies : maux de tête, migraine, ataxie cérébelleuse, anémie, ostéoporose, cancer maladies auto-immunes, troubles de l’apprentissage et hyperactivité (ADHD).
II se dégage par ailleurs de la littérature scientifique médicale d’autres pathologies où le gluten peut également être incriminé avec des manifestations autres qu’intestinale et immunologique et que l’on peut appeler maladies cœliaques silencieuses et caractérisées par des villosités intestinales normales, des anticorps sanguins normaux ou à la limite supérieure et associées à des troubles neurologiques (dépression, hyperactivité, épilepsie , dyspraxie, dyslexie, schizophrénie et autres troubles psychiatriques) et/ou dermatologiques (dermatite herpétiforme, dermatite atopique, acné, eczéma, psoriasis, ...).
L’extrême variabilité des symptômes observés chez les patients ayant une sensibilité particulière aux protéines de céréales (et/ou aux protéines de lait de vache) nous a incité à développer un dosage par chromatographie liquide haute performance (HPLC) des peptides urinaires comme moyen diagnostique et suivi thérapeutique de ces patients. L’excrétion urinaire d’oligopeptides, le plus souvent d’origine exogène, est en effet chez l’homme le reflet global de l’ensemble des différents mécanismes impliqués dans la dégradation des protéines alimentaires dans le tube digestif puis, après absorption, de leur devenir dans l’organisme incluant le passage de la barrière rénale. Il est clair dans la maladie cœliaque que des fragments de gliadine passent dans la circulation générale par modification des jonctions serrées (tight junctions) de la paroi intestinale Ces jonctions serrées sont également associées aux jonctions d’adhérence et au desmosome, faisant intervenir tout un ensemble de familles de protéines comme les claudines, occludines, cadhérines, ZO-1 à 3, L’ensemble est très complexe mais ces jonctions serrées sont également présentes dans d’autres tissus épithéliaux comme le barrière hémato-méningée et le rein; il existe par ailleurs dans leurs environnements immédiats de nombreuses peptidases dont la dipeptidyl-peptidase IV (DPP IV; EC 3.4.14.5) particulièrement au niveau - - cérébral mais également disséminées dans d’autres organes. L’existence de la diversité des mécanismes pouvant moduler les flux respectifs de très nombreux peptides (souvent d’origine alimentaire) dans l’organisme et potentiellement interférer avec les récepteurs cérébraux p 6 et K (par analogie avec la gluten exorphine B5 et la morphiceptine provenant de la caséine [ permet d’expliquer la grande variabilité des symptômes précédemment évoqués, et en priorité les symptômes neurologiques, entraînant des modifications du comportement en fonction de l’alimentation comme c’est le cas dans la schizophrénie .
Notre expérience sur plus de 1700 analyses de peptides urinaires montre que ce milieu biologique est suffisamment discriminatif pour en extraire, en fonction de critères biologiques et cliniques, près de 600 valeurs normales dans une fourchette de valeurs extrêmement étroite. Les valeurs basses ne semblent avoir aucune implication physiologique ou comportementale. Quand il y a accumulation de ces peptides (jusqu’à une augmentation d’un facteur 50), on peut suggérer une restriction alimentaire entraînant le plus souvent une amélioration clinique du patient. Par contre, nous avons pu malgré tout observer de très rares cas de “ faux négatifs “ (actuellement moins de I %) avec des taux de peptides urinaires normaux, mais ces patients, mis sous restriction alimentaire, peuvent néanmoins y trouver un bénéfice clinique et même rechuter de façon transitoire par des écarts au régime (entre autres pendant les fêtes) ou de façon permanente s’ils reprennent une alimentation normale. Quel que soit le résultat biologique, c’est finalement au clinicien, en fonction de sa sagacité et des symptômes de son patient, de lui proposer temporairement une restriction alimentaire (produits sans gluten et sans caséine) ainsi que des conseils nutritionnels (particulièrement pour l’intestin) sur une période de quelques mois tout en suivant son évolution clinique et biologique.
Il n’y a au monde que très peu de laboratoires habilités à faire la recherche de peptides dans les urines par HPLC et qui ont l’expérience et le recul suffisants ; j e citerai en priorité le norvégien Kalle Reicheit qui a initié cette recherche dès les années 1980, mais d’autres chercheurs ont par la suite repris cette technique en l’appliquant en Angleterre (Paul Shattock) aux Etats-Unis, au Japon ou en Suisse. Ces laboratoires, universitaires ou privés, n’acceptent généralement pas de demande ponctuelle provenant de particuliers et/ou de médecins; ce dernier désirant savoir si son patient est sensible au gluten (et/ou à la caséine) ou le patient lui-même peu(ven)t m’envoyer directement à mon laboratoire 60 mL d’une première miction du matin dans un petit flacon hermétique (bouteille d’eau minérale de 250 mL) à température ambiante avec le minimum de renseignements cliniques (dont le diagnostic s’il est déjà porté) et adresses et téléphones du médecin prescripteur et du patient. Je centralise en effet sur Saint Vincent de Paul à Paris u n certain nombre de pathologies induites par des intolérances alimentaires et donc de prélèvements urinaires que j’envoie régulièrement par Federal Express à au moins deux laboratoires étrangers.
 
Applications thérapeutiques
On recommandera le Nutracare (L-glutamine, L-méthionine, L-taurine, calcium aac, magnésium aac, zinc, GSH, acide alpha lipoïque) pour traiter la malabsorption intestinale et plus généralement dans toutes les situations où, après élimination des facteurs étiologiques, il s’agit de réparer l’épithélium intestinal et de corriger les carences induites.
Pour la régulation du transit intestinal, Le Fytostin (argile, fenouil, myrtille, cannelle) permet une bonne régulation du rythme des selles amélioration du cycle intestinal, diminue les ballonnements et gargouillements intestinaux, nettoie l’organisme en diminuant les fermentations.
Régénérer la flore bactérienne Proflore, associe trois bactéries lactiques spécialement choisies pour leur synergie (Lactobacillus bulgaricus, Bifidobacterium bifidum, Lactobacillus acidophilus)
Pour les troubles neurologiques conseiller la Betacine : son action de réduction de l’homocystéine et de l’augmentation de la production naturelle de SAM (S-adénosyl méthionine) sera opportune pour la dépression, l’hyperactivité et l’épilepsie.
 
Application alimentaire
On recommandera des produits à base de riz (incluant lait et huile de riz) certifiés sans gluten et sans caséine: SANS GLUTEN SANS CASEINE SHOP - Quartier Bon Rencontre - 26270 Loriol sur Drôme - Téléphone: 08.71.29.30.96 - fax : 04.75.61.81.85 - portable : 06.80.56.02.84
 
 
 
Francis Rocchiccioli, docteur ès-sciences, MCU-PH en Biochimie (Faculté de Médecine Cochin Port-Royal, Université René Descartes, Paris 5)
Adresse postale : Laboratoire de Biochimie, Hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris
E-mail : francis.rocchiccioli@svp.aphp.fr

 
 
 
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